lundi 16 mars 2009

Kiwi aventure : Testosterone et Adrenaline




Dimanche 8/03 – Samedi 22/03

Ca y est! J'ai récuperré Gab et Antoine (Alias 'Toine ou Bilout' ), deux amis de longue date qui ont fait le déplacement depuis le pays des coqs jusqu'à celui des kiwis l'espace de 2 semaines histoire d'en prendre plein les mirettes et d'oublier la crise.

Je les récupère un peu palots de leurs 30 heures de voyage et des longs mois du rude hiver qui a parait-il sevi severe tout la haut la haut dans l'grin nord...

J'ai cependant la delicieuse ambition de ne pas les ménager et de profiter avec eux de chaque instant. Ainsi, après d'émouvantes retrouvailles et les réflexions d'usage sur comment nous avons respectivement maigri/grossi/bronzé/la barbe/plus&moins de cheveux... je nous colle dans un taxi direction l'hotel et leur annonce que, dans 2 heures montre en main, on fera du « match racing » sur un Class America dans la baie d'Auckland...
Pour les non initiés, Auckland est LA ville mondiale de la voile (City of Sail) ou tout voilier rêve secrètement un jour de laisser glisser sa quille dans les eaux tranquilles de son port. Un « Class America » est la Rolls Royce du monocoque de course spécialement dessiné (à grand renfort de dollars) pour une epreuve mythique chez les régateurs, la Coupe de l'America. Le « Match Racing » correspond au type de duels que se livrent les 2 monstres en lice, ce qui consiste en gros a faire un maximum de coups de pute a son adversaire sur le plan d'eau. Un vrai sport de malins-pervers... Parfait donc pour les 2 spécimens qui viennent de descendre de l'avion....

Moment d'intense bonheur en moulinant sur des winches gros comme un tambour de machine a laver avec mes potes retrouves. Eux, la banane aux levres, ne realisent pas encore ce qui leur arrive : 30 heures de vol, 25° C (Contre 0°C quand ils ont décollé), décalage horaire de 12 heures qui fait qu'ils joueront du winch a l'équivalent de 4h du mat en France. Belle perf' les gars!

Après une nuit réparatrice, nous embarquons le lendemain matin tôt pour Queenstown, l'ile du sud, ou commencera notre périple Sud-Nord en Camping-car (ils appellent ça « Camper-Van » ici).
Récupération des clés, briefing sécurité/vidange, courses de première nécessité (tisanes et shortbreads evidemment) et yallllaaaa! C'est parti pour le grand sud!

A gauche. Surtout, rester a gauche.... C'est que nos amis Kiwis, Commonwealth oblige, ont commis la même erreur que nos voisins Grand-Britons, ils conduisent du « mauvais » côté. Concentration maximum donc sur les ronds points, carrefours et sorties de parking.

Direct, nous fonçons vers le sud, Milford Sound et ses fjords de renommee mondiale sont notre premier objectif. Au premier briefing-binouze sur le parking du supermarche, nous devons faire des coupes franches dans notre ambitieux programme car 2 petites semaines sont bien peu de temps pour traverser les 2 iles... Adieu donc Christchurch et les baleines de la cote Est. De toute facon c'est pas la saison.

Nous prenons nos marques dans notre roulotte : « Bon alors la c'est pour les bières, la c'est pour les chips, la c'est pour l'Ipod... euh, le reste on va tout fourrer par la... ».
Première nuit, premier repas, donc première vaisselle... Tout se joue a Pierre-Papier-Ciseaux : La pierre écrase les ciseaux, les ciseaux coupent le papier et le papier enveloppe la pierre. En un signe, tout le monde a sa chance pour échapper a la corvée... Bilout' adopte une tactique basee sur la "psychologie" que meme Confuscius aurait trouve douteuse mais qui, je dois l'admettre, au debut porte pas mal ses fruits. Dans les premiers jours, le coquin echappe a la pluspart des tournees de plonge. Nous prouverons que sa "psycho-tactique" marche aussi bien qu'un plan de sauvetage de la BCE quand quelques jours plus tard il se coltine toute la vaisselle de la journee. Jubilation extreme avec Gab surtout que l'indien, d'apres nos sources, n'est pas le plus assidu sur le Paic-citron dans ses penates parisiennes...

Je ne vais pas vous la faire chronologique, notre epopee... Les superlatifs manqueraient pour decrire la diversite et la beaute des paysages que nous devorons au cours de notre longue route... Je vais plutot vous presenter quelques "snapshots" parmis les 2653 moments inoubliables de notre "road-trip" :

- Photo souvenir a "Kaka Criek": Ca tombe bien pour une journee de merde! Notre campervan est tombe en rade et il flotte dru. Un allemand nous prend en stop et nous nous faisons remorquer par un garagiste. Changement de roulotte.

- Les cascades de plusieurs centaines de metres qui degueulent des torrents d'une eau limpide et glacee dans les fjords de Milford Sound. Les sourires d'imbeciles heureux de Gab et Bilout' qui se sont fait trempe au petit matin en voulant faire les malins a rester sur le pont alors que le capitaine manoeuvre le bateau sous une cascade.

- Les "suggestions d'activite" de Bilout'. En general Quad, Motocrosse ou Buggy, cette fois, mosieur nous a trouve dans la famille "je fais un max de bruit et j'en ai rien a branler du paysage", le Jetboat. En gros, une 1/2 heure de tape-cul a grande vitesse en frolant les rives d'un canyon dans 10 cm d'eau... Bien rigolo quand meme, comme si bien decrit en grosses lettres qui font peur sur la brochure : "Sensations uniques au monde". Vente de photos de nos frimousses et du film de notre periple a peine a-t-on sorti les fesses du bateau. Une vrai lecon de marketing.

- L'apero sous nos bonnets en face du couche de soleil a Haast sur la cote ouest dans une plage deserte jonchee de souches d'arbres enormes draguees par les crues. Les couleurs roses-pourpre-oranges-vertes dont je ne saisie evidemment qu'un fragment de mes yeux de daltonien mais qui suffisent deja a m'emerveiller.

- Les seracs du glacier Franz Josef vus d'en haut et la bouille aux anges de Gab quand je me retourne dans l'helico. Notre pilote "prive" nous explique dans le casque le paysage avant de nous deposer au milieu du glacier pour quelques heures de rando en crampons dans le bleu-blanc.

- Le coup de maitre de Bilout' qui applique la technique du mec qui ne sais pas souffler quand on se fait arreter par une patrouille en rentrant de la fete du village in the middle of nowhere. L'experience du ch'timi dira-t-il. Bienvenue.

- Un petage de plomb musical sur une alcove de la route et Gab qui sort du campervan accoutre dans l'un de ses deguisements dont lui seul a le secret : Ce garcon ne voyage jamais sans ses jouets. Le specimen est mysterieusement encore celibataire mesdemoiselles... Battez vous, y'en aura pas pour tout le monde.

- Bilout' qui se prend pour Stalone sur les chemins du parc National Abel Tasman, arme jusqu'aux dents d'une branche d'eucalyptus a l'assaut des feroces feuillages ennemis qui passent a sa portee. Ma galere en kayak sur les eaux emeraudes du parc quand j'herite en binome dudit Rambo qui n'en rame pas une ayant laisse toutes ses forces dans sa guerre a la fougere.

- Les "playlist" de l'Ipod de Gab dont l'eclectisme musical ne cessera jamais de me surprendre. Le mosieur peux passer sans rougir de la "5eme de Beethoven" a Bernard Minet en passant par de la flute de pan gothique du 12eme siecle... Oreilles sensibles s'abstenir...

- L'eclaircie sur le volcan Tongariro alors que la meteo nous annoncait "pourri" pour ces 7 heures de trek. Globalement, on aura tout du long le posterieur borde de canellonis pour la meteo.

- La porte du monomoteur qui s'ouvre, le vent qui s'engouffre dans le cockpit et je m'assois avec 15000 pieds de vide sous les arpions. Un, deux, trois... go.
Nos bananes respectives en essayant de mettre des mots sur notre chutte quand, simplement, il n'y en a pas.

- Nos nuques engourdies de scruter les milliers d'etoiles sur la voute des grottes de Waitomo, les fesses dans une bouee sur des torrents a 30 metres sous terre. Nous apprendrons que nous observons en fait la merde lumineuse d'asticots des cavernes. Moins glamour d'un coup.

- Nos cris de panique quand il n'y a plus que 2 binouzes au frigo...


...juste une mise au point sur les plus belles images chez les kiwis...


Samedi 22 au soir, je ramene les 2 ostrogoths a l'aeroport. Nos shi-fu-mi, nos jeux de mots debiles, nos discussions a la mort-moi-le-noeud, nos moments kodaks et nos reflexions eminament philosophiques resteront longtemps comme de grands instants de bonheur. Merci les gars, vous etes fabuleux.

Pour l'heure, je ramene le Campervan pour son dernier voyage en ma companie au parking de l'hotel pres de l'aeroport ou je dois laisser les cles. Je m'envole a 9h le lendemain matin direction Perth, Australie et vers "la sonrisa de mi querida hermana"!


Message a caractere personnel :

- Ces lignes seront vraisemblablement mes dernieres sur ce blog dont l'ephemere duree de vie coincide helas a celle de mon periple. Merci a vous tous et a vos commentaires touchants et rigolos... Je les ouvraient avec la meme impatience curieuse que l'on a quand la lumiere rouge du repondeur clignote quand on rentre a la maison.
Dans 2 semaines c'est bioutifoul Paris, je vous debrieferai du reste en live!



Esprit de sagesse et de temperance, dans la recherche de tous les plaisirs sains et naturels qu'offre la vie - Epicure

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mardi 3 mars 2009

Qui c'est Papeete?




Jeudi 19/02 - Dimanche 22/02

D'office l'arrivee a l'aeroport de Papeete est un choc : On parle francais! Ca fait drole apres 4 mois d'espagnol/anglais. Il est etrange aussi de retrouver tous les codes francais dans un environnement plage-cocotier-soleil : uniforme des gendarmes, cabines telephoniques, panneaux de circulation, Renaults et Peugeots...

Sarah, une tres bonne amie de Marion (ma tendre cousine) m'accueille avec un collier de Tiare, tradition de bienvenue a Tahiti... J'adore cette tradition, ca met instantanement de bonne humeur je trouve. D'office, elle propose a Charlotte qui a debarque avec moi de l'heberger chez elle et de la conduire a l'avion le lendemain matin. Il est 23h et son avion est a 6h du mat. Sarah, qui ne connaissait pas Charlotte il y a 2 minutes, se levera donc a 4h pour la conduire et enchainera pour sa journee de boulot... Elle est comme ca Sarah.

Tout de suite, elle me propose sa voiture perso bicoz elle en a une autre, de fonction. Elle a prepare mon lit, des cles pour moi, une note avec ses codes internet et un guide des meilleurs coins de Tahiti a visiter pendant la journee... Elle est comme ca Sarah.

Je me reveille. Soleil et 30 degres. Je vais sur le balcon qui donne sur une superbe vue sur le lagon et, au loin, sur la silhouette dechiquetee de Moorea... Je check internet en buvant mon cafe. Un mail m'attend de Sarah : "Ah oui, j'oubliais, tu peux aussi utiliser la piscine de la residence et j'ai fait un poulet pour toi que tu trouveras dans le frigo pour dejeuner". Elle est comme ca Sarah...

Marion a laisse une forte empreinte sur toutes les personnes qu'elle a croise pendant ces 6 ans a Tahiti et le simple fait de dire que je suis cousin fait office de miracle et m'attire la sympathie de tous ceux qui l'ont cotoyee. He ouais, c'est de famille, on est geniaux.

Bonheur, je suis donc libre d'organiser mes journees entre farniente, plongeons dans la piscine au reveil, visite de l'ile en voiture et organisation des jours qui vont suivre, car j'ai bien l'intention de m'offir un petit tour dans les autres iles de polynesie. Ce serait sot, puisque je suis dans le coin...

Le soir, Sarah organise diners sur diners chez elle ou ailleurs et je rencontre le tout "popaa" de Tahiti (les metropolitains exiles). Pas possible de se deplacer 3 metres en ville sans s'arreter pour dire bonjour a quelqu'un. J'apprends les bases de polynesien, a savoir "Aita" (Non), "E" (Oui), "Ia orana" (bonjour), "Mauru'uru" (merci), "nana" (au revoir) et, important, "Manuia!" (Sante!). Essentiel aussi, le mot "Fiu". Intraduisible, c'est en gros un etat de "boaaafff!" qui exprime une furieuse envie de n'absolument rien foutre parce que juste pas envie... Tres commun dans les relations de travail avec les polynesiens d'apres les "popaas".

Sur les conseils de tout ce petit monde, j'organise donc mon sejour dans les iles. Dur, car il faut faire un choix cornelien parmis une multiplicite d'iles plus magnifiques les unes que les autres. De plus, je n'ai "que" 5 jours. Mes criteres etant "Pas trop de touristes et de la plongee", j'opterai donc pour Maupiti et Rangiroa avec une escale a Bora-Bora...


Lundi 23/02 - Dimanche 01/03

L'avion d'air Tahiti est un petit bi-moteur quasiment vide. Il faut dire que j'ai pris le vol de 5h30 du mat. Nous sommes donc 2 a debarquer a Maupiti avec un autre type que j'apprendrais plus tard a connaitre car il est au meme hotel que moi. Ici, si on n'est pas en "voyage de noce" du genre suite sur piloti - seau a champagne - coussins en forme de coeur, on a la solution "pension". Ce sont en fait des etablissements du style Bed & Breakfast tenus par des familles polynesiennes avec bungalows tres confortables.
Pour moi, le voyage de noce ce sera pour une prochaine fois. On m'a conseille d'aller "chez Edna", une pension perchee seule sur un "Motu".
Parenthese pour les gros nazes qui n'ont jamais voyage a Tahiti ;) , une ile volcanique est constituee de 3 elements : Au centre, l'ile a proprement parler et ancien cratere erode du volcan ; autour, une ceinture de petites iles coraliennes (les "motus") et entre les 2, le "lagon", en general compose d'eaux cristallines facon carte postale.

Chez "Edna" est donc tenue par Edna, une polynesienne de 60 ans environ et Gilbert, son mari un peu plus jeune. C'est lui qui vient me chercher a l'aeroport en bateau et, apres avoir evite quelques "patates" qu'il semble connaitre par coeur (excroissances coraliennes a fleur d'eau), il echoue l'embarcation directement dans la soupe de corail immaculee, en face de mon bungalow.
C'est le paradis. La polynesie comme on l'imagine dans les images d'Epinal : cocotiers penches sur l'eau, l'eau d'une purete folle, le soleil qui martele, un ile verdoyante a cote, un ilot de cocotiers au loin.

Gilbert est bien embete car nous avons aussi embarque 2 hollandaises a l'aeroport et lui ne parle pas un mot d'anglais... Pour son plus grand soulagement, je me propose donc de lui servir d'interprete.
Quand je dis "hollandaises a Tahiti", bande de degueulasses, vous imaginez bien sur 2 blondes elancees gambadant en tenue legere sur le sable chaud, 1.5 metre de jambe, des petit minois tout charmant et des moeurs delurees...
Ca, c'est chez les Bisounours, parce que quand Matt il rencontre des Hollandaises a tahiti, c'est : Une borgne qui vous regarde comme le capitaine crochet et qui pue la gnole/sueur a 10m... accompagnee d'une vieille toute frippee, les seins qui pendouillent jusque la, des croutes des coups de soleil de la veille, des chaussettes de laine dans des sandalles en plastique et un sourire de chicots a faire bosser un dentiste non-stop jusqu'a Noel... Bref, la petite boutique des horreurs reincarnee en 2 bouffeuses de Gouda.

Gilbert se debat avec elles car elles n'ont pas pris la demi-pension et n'ont du coup rien pour diner, perdues sur ce petit motu de cocotiers.
Ha , il faut que je vous explique Gilbert aussi : Polynesien, ca fait 10 ans qu'il habite sur ce petit bout de paradis. Pas vraiment stresse deja de nature, ca fait 3 mois qu'il a trouve la solution pour faire pousser des la marie-jeanne au milieu de ses cocotiers... Du coup, il est defonce du soir au matin avec de la "locale", ce qui le rend dans un etat de zenitude proche du nirvana.
Moi, au milieu des 2 monstres et de Bob Marley, je m'arrange pour que Gilbert aille les conduire au supermarche de l'ile en bateau. Un sketch.

Ma BA accomplie, je m'installe pour une petite sieste sous un cocotier (gare aux chutes de coco!) car je me suis leve tot et je suis naze.

Le soir, je retrouve a la table en face de l'eau Jean-Marc, le voyageur avec qui j'ai debarque de notre vol pour matinaux. Il est formateur de son metier et est envoye d'ile en ile pour expliquer les metiers de l'hotellerie aux jeunes afin de leur offrir des debouches et les desenclaver un peu. Tres sympa, nous discuttons en devorant le carpaccio de poisson cru fraichement peche d'Edna.
La dessus, Gilbert arrive, embette comme tout car les hollandaises se sont achetees de la choucroute (!!!!) et veulent conserver les restes dans son frigo... il a peur que le plomb de la boite de conserve bousille son frigo.

Nous faisons ensuite un petit billard et Gilbert vient nous retrouver, defonce comme jamais. Il me fait gouter la biere "locale" (aussi) qu'il fabrique a base de jus d'ananas qu'il fait fermenter pendant quelques mois. Pas degueu du tout, je me laisse resservir volontier. La partie durera des heures... Un grand moment.
Nous finissons dans les bras les uns des autres en se disant que certaines personnes etaient definitivement faites pour se rencontrer.

Edna me conduit le lendemain pour chopper le bateau vers Bora-Bora. En chemin, nous croisons les hollandaises, dans l'eau, qui levent les bras la haut tres haut en me faisant des grands signes d'adieu... vision d'horreur... sous les bras c'est les Jacksons' Fives dans leur grande epoque Afro.

Il fait tres mauvais et je comprend pourquoi on appelle plus souvent ici cette coque en V qui rejoint Maupiti a Bora-Bora le "Vomiti Express" que le "Maupiti Express".
J'arrive a Bora-Bora sous la pluie battante et je ne verrai rien des couleurs bleutes du lagon a priori magnifique. Bora-Bora souffre d'ailleurs difficilement a mes yeux de mon experience magnifique a Maupiti et je suis content de ne rester qu'une nuit dans cette ambiance vraiment trop touristique.

Je m'envole des le lendemain pour Rangiroa. Vous dites "Rangi" a un plongeur et il a les yeux qui petillent. Les 2 passes de cette ile ont en effet la reputation d'offrir une faune aquatique extremement dense et diversifiee.
Accueilli dans une autre pension, "Chez Martine", je recupere mon bungalow super confort sur la plage: Petite fleur de Tiare sur l'oreiller.

Je fais du stop jusqu'au centre de plongee et m'organise pour plonger le lendemain dans les 2 passes. Une "passe", c'est en fait un passage entre 2 motus ou l'eau de l'ocean s'engouffre ou s'echappe dans le lagon au gres des marees. Requins, dauphins, raies mantas, barracudas viennent par centaines se nourrir dans ces endroits comme des americains dans un foodcourt.

Il flotte quand je me reveille mais nous rentrons dans l'eau de la passe d'Avatoru sous le soleil. C'est pas pour les debutants "Rangi", je ne plonge qu'avec des passionnes qui ont + de 200 plongees et des proprietaires de centres. Le briefing est expedie. Ca fait 2 secondes que je suis sous l'eau et j'apercois deja mon premier requin: Un aileron blanc du recif appele ici "Tapete". Moi je peux vous dire qu'il n'a pas l'air du tout d'une tapette et c'est pas moi qui irai lui dire (rrro c'est bon ca Matt!).
Fred, le divemaster a ammene des tetes de poisson pour aiguiser un peu l'apetit des squales car ils restent en general trop profond pour pouvoir etre observes. Ecologiquement discutable (n'est ce pas mon gros raisin?), mais bon, j'en prends plein les mirettes. Ces grosses bestioles passent a quelques centimetres de moi en se dandinant avec cette elegance qui leur est propre. Meme pas peur.

Deuxieme plongee dans la passe de Tiputa. Plongee derivante, c'est a dire qu'on se laisse aller avec le courant et on regarde. La plongee, c'est un gros sport de feignant. Requins, barracudas, carrangues, tortue.

Retour a la base, on me propose une troisieme plongee pour observer le ballet des poissons-sergents qui se reproduisent au coucher du soleil. J'accepte sans qu'on me force trop. Nous sommes 2 plongeurs et le divemaster. A peine suis-je rentre dans l'eau que je tombe nez a "nez" avec 3 dauphins... C'te joie! 2 femelles viennent tout pres de nous... je palme comme un dingue pour rester en contact et l'une d'elles me presente son ventre... Je la caresse doucement... C'est fabuleux... Sous l'emotion, je consomme mon air comme un malade. Au toucher, on dirait la texture du caoutchouc mouille tres lisse... un peu comme une chipolatta crue mais tres dense (je me suis creuse la tete pour trouver la comparaison figurez vous!). Du coup je me fout de l'orgie reproductrice des poissons sergent et je continue la plongee avec une banane jusqu'aux oreilles. Le divemaster me dira a posteriori qu'il est extremement rare de pouvoir approcher ces dauphins dans leur milieu sauvage et qu'en general il ne faut pas trop les toucher car on ne sait pas quelle reaction pourrait avoir les males qui rodent autour...

Retour en avion a Papeete. A l'aeroport, je croise un consultant en voyage de noce avec qui j'ai bosse sur une mission... Humpf ca fait drole! C'est si loin tout d'un coup!
Sarah m'accueille et nous partons directement voir des ballets de danses tahitiennes. J'en profite pour me faire tirer le portrait avec une vahinee charmante...

Samedi, je prepare mes affaires pour repartir vers la Nouvelle-Zelande. A tahiti mon budget en a pris un serieux coup mais je suis aux anges d'avoir pu faire autant de choses dans cet endroit qui sonnait a mes oreilles de metropolitain comme une detination de reve si inaccessible. Je ne suis pas decu. Et je sais que je n'aurai jamais vecu la polynesie francaise si pleinement sans l'accueil si simple, si parfait et si naturel de Sarah. Merci madame.


Dimanche 01/03/09

Le jour le plus court de ma vie. Decollage a 7h30. Je passe la ligne de changement de date dans l'avion et arrive a Auckland le Lundi 02/03 a 12h apres 6 petites heures de vol.


Lundi 02/03 - Samedi 07/03

Je me balade dans le nord de la Nouvelle Zelande.

J'abbrege car ce soir, c'est samedi soir et demain je vais chercher Gab et Antoine a l'aeroport d'Auckland... Depuis le temps que je les attends ces 2 la!
Il est prevu de se faire 2 semaines de "Road trip" du sud au nord du pays...

Pas d'inquietude donc si vous n'obtenez que des nouvelles "sporadiques" sur cette periode de temps. Je leur passerai peut etre la plume, tiens, pour voir...