samedi 29 novembre 2008

Quitter Quito si tot!


Lundi 24 - Samedi 29

Reprise des cours sur le meme rythme que la semaine passée. Meme prof avec qui j'ai demandé de continuer car elle est vraiment bien. Je ne suis plus cette semaine qu'avec une seule élève Suisse : d'environ 45 ans, ca fait 20 ans qu'elle bosse pour la Croix Rouge internationale. Elle prend des cours d'Espagnol pour aller bosser un an dans les favelas de Colombie. Soudan, Somalie, Afghanistan, Pakistan... Elle a pas mal d'histoires a raconter mais garde cependant sa modestie toute Helvetique. Je suis en admiration devant ce genre de personnes : des vocations bien lointaines de mes preoccupations de (chef) consultant.

Preterito simple, Imperfecto, Futuro, Pluscumimperfecto, Conditional : Je mange sévère. Les progrès sont cependant au rendez-vous et je pense que je comprends et m'exprime un peu mieux. Il me faudra en revanche beaucoup de pratique dans les mois qui viennent.

La visite d'un marché du sud de Quito fait office de cours le Jeudi. Marché aux bestiaux, artisanat local, puces, fruits et légumes qui m'étaient inconnus jusqu'alors... C'est immense et je manque de perdre le groupe. Heureusement mon sens inné de l'orientation et ma grande taille (relativement a celle des autochtones) me permet rapidement de retrouver les "Guereos" (peaux blanches) de l'ecole. Bien qu'évoluant dans cet endroit que l'on pourrait qualifier de "typique", j'ai le sentiment d'etre au zoo. Je ne suis pas trop a l'aise et immagine des bus de photographes Japonais compulsifs (pléonasme), debarquant au marché de Noisy-le-Roi en volant des gros plans de ma Môman préférée qui vient m'acheter mon paté de campagne (celui dans la barquette en alu avec un peu de gelée au madère au dessus)...

Fiesta le Jeudi soir avec Priscilla après un repas d'anniversaire a l'appartement avec plusieurs membres de la famille.
Reveil un peu dans le(dis) paté vendredi. Cours et dejeuner d'adieu avec les professeurs. Refiesta le vendredi soir pour reféter ca.

Samedi, je vais a la Feria de QUITO qui, coup de chance, commence cette semaine : 9 jours de corridas et de fêtes dans les rues de Quito. J'achète une place au marché noir avec l'aide des Equatoriens et -riennes que j'ai rencontré la veille et qui m'ont proposé de venir avec eux.

Ma première corrida... Petit a priori au début car pas vraiment sur d'aimer : Assister a l'agonie et la mise a mort d'un taureau ne me fait pas forcément fantasmer mais bon, il ne faut pas mourrir idiot.
L'ambiance est vraiment particulière et on sent que, même si intégralement importé, les Ecuadoriens ont intimement adopté cette tradition hispanique. Ca crie, ca gesticule, ca boit, ca s'empiffre, ca se bagarre, ca rigole... En fait j'adore. Les "olé!" ne sont pas une légende et le matador rivalise de hardiesse et souplesse pour obtenir les exclamations les plus vivaces, les plus sincères.

Parfois le cheval ou le matador se fait renverser et c'est la panique dans l'arène.. Tout le monde se lève et s'exclaffe... Moi, j'essaye de saisir les subtilités de l'art dans le viseur de mon objectif et grace aux explications de mes accompagnateurs.
Un picador (a cheval) rate son coup et arrache litéralement la peau du dos de la pauvre bête. Il se fait huer comme jamais et se prend quelques bouteilles bien méritées sur le museau : Parce que selon les aficionados, la corrida est un combat, non une torture... On pourrait discutter du sujet des heures mais je n'ai pas que ca a faire ('scuzez, c'est l'heure de l'apero).

Allez, au dodo après un dernier verre avec mes nouveaux amis de Quito.
Demain, je pars pour les Galapagos!!!

lundi 24 novembre 2008

Quito : Mince, faut bosser alors ?


Lundi 17/11 - Vendredi 21/11

Protège-cahier bleu pour histoire, jaune pour geographie, Bic 4 couleurs, Colle Cleopatra, Ardoise et craie,... Je me souviens de tous ces préparatifs de rentrée en faisant mon sac pour le premier jour de cours a l'Academia Latino-Americana de Quito.
En fait je n'ai dans mon sac que mon dico Franco-Espagnol et un criterium machouillé (oui, je sais, c'est pas bien).
Premier jour d'accueil avec les autres "nouveaux" étudiants de la semaine : Un couple d'australiens, une Japonaise, une Suisse, Priscilla et moi-meme.
Toutes les semaines arrivent de nouveaux étudiants, la structure des cours est très bien faite et permet a l'étudiant d'intégrer facilement tel ou tel cours en fonction de son niveau.

Premier jour d'intégration avec au programme test d'espagnol, visite de la vieille ville guidée par un des professeurs et demarches administratives. Retour de test : Je suis flatté d'être classé en "Intermediate". Je vais rejoindre un groupe de 3 minettes : 2 Americaines et une Suisse.
La gente féminine est extrèmement bien représentée a l'Académie : Le sexe fort ne doit représenter qu'environ 20% des étudiants seulement. Trop duuuur.

Les cours commencent le lendemain de 8h30 a 13h avec pause vers 10h30. Beaucoup de discussions et un peu de grammaire : Exactement ce qu'il me fallait, la prof est adorable, patiente et professionnelle. Devoirs le soir... Humpf! Ca fait tout drôle!
Les après-midi(s?) s'organisent entre mangeage avec les autres élèves, promenage dans le parc voisin, surfage sur internet, buvage de cafés (et/ou Coronas) ou activités du genre visite de musées, cours de danse (Salsa - Yeuark!), cours de cuisine (intéressant!). Rentrage a la maison, devoirs (!!!), dîner avec Thelma et Priscilla. Discussions intéressantes, souvent interrompues de "Pore favore, no ainntiendo, pouedez oustaid répaitir?". L'ambiance est sympa.

Ce petit rythme représente mon quotidien pour cette semaine jusqu'a vendredi ou je décide de passer le weekend a Baños, une ville intéressante m'a-t-on dit, a 4h de route au sud de Quito.


Samedi 22/11 - Dimanche 23/11

Je choppe le bus vendredi après midi avec une belge et une suisse de l'académie qui vont la bas aussi pour le Weekend (Hophop, on ne s'emballe pas: moches). On fait gaffe a nos affaires dans le bus car, en l'espace d'une semaine, 4 personnes de l'académie se sont fait dépouillées, dont une dans un bus de nuit avec flingue sur la tempe...
Nous arrivons au crépuscule avec une superbe vue sur le volcan qui domine la ville de Baños. Le volcan est encore en activitée (dernière grosse irruption destructrice en 2006) et il n'est pas rare de pouvoir observer quelques coulées. Je n'aurai malheureusement pas cette chance ce weekend.

La ville est très touristique car elle propose de nombreuses activitées : Bains de souffre, rafting, canyoning, trek, VTT, Quad (Bilout', un paradis!) et toutes les festivités nocturnes qui tournent autour...

J'opte pour le rafting et pars le samedi matin en compagnie d'une bande d'Americains pré-pubères dont le QI cumulé doit avoisiner celui d'un bouquet de bégonias. Pas grave, on ne leur demande que de pagayer. Le "rio Paraya" est l'un des principaux bras qui se jette dans l'Amazone. La section que nous allons naviguer est de catégorie IV+ pour les initiés, ce qui représente dèja de jolies vagues.
Je me pose d'ailleurs des questions en voyant le pilote-guide faire sa prière avant d'embarquer et après nous avoir donné toutes les précautions d'usage...
La descente se passe comme un charme avec hurlements, adrénaline et ingestion de paquets de flotte. J'en avais déja fait mais jamais de cette catégorie et je ne suis pas décu.

Le lendemain, visite guidée des cascades du coin dont certaines sont impresionnantes et passage d'une Tyrolienne du coin assez impressionnante avec 300m de vide sous les pieds et juste un petit cable sur la tete... Rigolo.

Retour a Quito dans le bus de l'après midi pour éviter de voyager de nuit. J'apprend a l'arrivée a l'appartement que Priscilla s'est aussi fait(e) dérobé des affaires lors de son excursion du WE alors qu'il avait les pieds sur son sac!... Décidément, il faut faire gaffe : je me mets désormais en mode parano quand je prends les transports ici.

Demain, youpi!, j'entamme ma deuxième semaine de cours...

mardi 18 novembre 2008

Equateur : Une famille en or...


Jeudi 13/11 - Dimanche 16/11

Vol jusqu'a Miami. Attente de 5h a l'aeroport : Pipi, Double Whooper w/cheese au Burger King (yesssss!), lecture : "Le pendule de Foucault" d'Umberto Eco.

Vol Miami-Quito. Petite fouille pour la forme de la douane de Quito. Une jeune fille et sa grand-mère m'attendent a la sortie avec une pancarte "Matieu Morival". Vif comme l'eclair et ne faisant confiance qu'a mon esprit de déduction infaillible, je pense que ca doit être pour moi...
La dame d'une 70aine d'année s'appelle Thelma et je vais habiter chez elle. Sa petite fille de 27 ans, Sophia, l'accompagne mais ne vit pas sous le même toit... dommage.

Je débarque dans un appartement d'environ 90m2 ou vivent Thelma, une de ses filles Lorena (40 ans et un bon exemple de Tanguy-attitude) et Maya... une chienne-rat ; pour les plus cultivés d'entre vous, du même accabi que le chien de la pub "TacoBell" (Yo quiero TacoBell!). Je comprends trés vite que c'est lui le patron et qu'il vaux mieux être pote avec lui si je veux être bien vu dans le milieu... Pas de problème, ca je sais faire. Je me fends donc regulièrement d'un "rrroooooquilestmignonletoutouasamémère" qui passe plutot pas mal... Maya porte de très jolis petits pullovers que sa maitresse lui change régulièrement dans de grandes effusions, couinements de joie et léchouilles de toutes sortes. J'observe bien sur l'ensemble avec mon meilleur air attendri...

Toutes ces filles sont cependant adorables et très accueillantes. On taille un peu le bout de gras avec Thelma. Sa fille Lorena est Hotesse de l'air et rarement dans le coin. Thelma est extrèmement bavarde et patiente, ce qui est parfait pour mon espagnol.

Vendredi et Samedi je vais visiter la vieille ville et la nouvelle ville de Quito en prenant soin de respecter les consignes de sécurité prodigués par ma famille d'accueil : Ne pas prendre le bus après 6h, pas de carte de crédit sur soi, pas plus de 20 dollars (l'USD est la monnaie locale depuis 2000 suite a une devaluation destructice pour le pays), garder son sac a dos devant soi, ne pas traverser les parcs, ne pas accepter des bonbons d'un étranger... A priori il y a pas mal de vols et aggressions dans Quito. Je n'ai pas eu a me plaindre a ce jour.

Dimanche, je vais a "Mitad del Mundo", le point physique ou se situe la ligne Equatoriale, a une heure au nord de Quito. Un musée bien foutu explique tous les phénomènes physiques spécifiques a ce lieu : On est plus léger du fait d'une plus faible gravité a ce point précis du globe, expérience sur la force de corriolis avec une bac d'eau qui tourne dans un sens puis dans l'autre a un mètre d'ecart, un oeuf tient tout droit...
Dehors, des danses folkloriques superbes régalent les visiteurs.

De retour le soir, je rencontre un autre étudiant qui va habiter dans une autre chambre de l'appartement : Steve, un Australien de Melbourne.
A sa facon de rouler les yeux et de balayer l'atmosphère de ses grandes paluches manucurées je comprend vite qu'au Louvre il s'attarderait plus volontier devant le David de Michel Ange que devant la Venus de Millo... J´hésite donc a le surnommer "Priscilla" ou "Ozzy-ris" (z'avez compris? Désopilant) car c'est vraiment une "Queen of the desert". J'opte pour Priscilla.

Je vais me coucher après un dîner copieux préparé par Thelma. Demain ya école.

Message a caractère informatif :
- Elozanne, j'adore tes commentaires facebook sur tes déboires digestifs. Bises a toda la familia.
- Capitaine Fracasse de la Forestière : Mon Itinéraire des prochains mois arrive sur le blog. Toute personne de bonne compagnie est bien sur la bienvenue pour faire un bout de route ensemble!

samedi 15 novembre 2008

Hasta Luego Mexico... Ola Guatemala!


Dimanche 9/11 - Lundi 10/11

Un mini-bus vient me récuperer dans le campement Lacandon. Heureusement qu'ils ont pensé a moi car je suis un peu paumé au milieu de nulle part. On recupere un groupe de voyageurs qui traversent eux aussi la frontière. Nous traversons en "lencha" remplie a ras bord de nos sacs le fleuve Ucumacinta qui delimite la frontière avec la Guatemala.

De l'autre coté, un bus nous recupère et nous emmène au poste frontière. Instantanement, on ressent une grande différence avec le Mexique : Les premiers Guatemalteques que nous croisons sont souriants, aimables et nous expliquent les évènements a venir. Au Mexique (plus particulièrement au Chiapas), on fait office de portes monnaie ou de sac de viande a trimballer d'un endroit a l'autre. Autre changement : Le niveau de vie est clairement inférieur. Tout asphalté au Mexique, nous circulons ici sur des pistes défoncées. Le bus est une vieille carriole tape-cul et nous crevons sur la route. De bonne famille, bien élevé et serviable que je suis, je propose ma contribution pour changer la roue... Je me pete un peu le dos en déboulonnant les ecrous (ca m'apprendra a ouvrir ma gueule) et nous repartons avec une roue "neuve".

Arrivée a Flores, une ville du nord du Guatemala située au bord d'un lac magnifique, et le point de départ des visites du fameux site de Tikal, une des 7 nouvelles merveilles du monde (et ouais mon pote).
Les français m'ont indiqué un lieu ou dormir sur leur Routard, a El Remate, un endroit un peu reculé et plus cool a 40 min de Flores. J'y vais en Taxi avec 2 irlandaises qui se rendent la bas aussi. A l'adresse indiquée, il reste une place dans un dortoir. Quelques chauves-souris m'accueillent dans cette grande hutte, très propre cependant. J'apprendrais plus tard qu'une cliente a des scorpions dans sa douche et qu'une autre a eu une tarentule sur le bras alors qu'elle prenait peinard son petit dej. Je déteste ces bestioles.

Levé 5H le lendemain pour visiter les ruines de Tikal. Le patron de l'hotel m'a conseillé de prendre un guide car le site est extrèmement dense. J'intègre donc un groupe d'une 10aine de personnes et nous partons avec un guide en anglais. Premières lueurs du jour au sommet du Temple V (le plus haut), au dessus de la jungle embrumée... MAGIQUE. Le guide est génial et nous explique pendant 5 heures l´histoire, les légendes, la faune et la flore des lieux. En terme de faune, nous avons au menu singes-hurleurs (/T-Rex), singes-araignées, toucans, tarentule, fourmis soldats, crocodile et touriste français (très dangereux, il est malheureusement assez répandu dans la région). Mes photos sont pourries, je suis dégouté de n'avoir pu saisir la beauté du lieu.

Retour a l´hotel, douche, sieste, et retour a Flores ou je prend le bus de nuit pour Guatemala City.


Mardi 11/11 - Mercredi 12/11

Le trajet en bus est un cauchemard. Les Guatemalteques font en moyenne tous 1m20 et, probablement par gain de place, ils ont ajusté l'espace des sièges en fonction. Je lutte donc pour dormir les pieds dans l'allée avec un guatemalteque a mes côté qui s'étale comme un camembert trop fait.

L'arrivée a Guatemala City se fait de nuit alors que tous les feux sont clignotants : C'est la solution trouvée car il est trop dangereux de s'arreter au feu rouge la nuit. Effectivement, on sent un peu un climat d'insécurité et je ne veux pas trainer a Guatemala City.
Je me renseigne sitôt arrivé et décide de partir a Antigua, une ville a 1h de mini-bus qui, parait il, vaux vraiment le détour.

Antigua est effectivement très jolie, située en bordure d'un volcan en activité... Je ressens d'ailleurs pour la première fois des secousses légères qui font trembler mon siège alors que je regarde mes mails. Certains d'entre vous l'ont vécu en direct.
Je me repose ici toute la journée et flane dans les rues. J'en profite même pour me faire couper (raser) les cheveux. Le coiffeur, ici, c'est pareil qu'en France sauf que tu évites les commentaires philosophiques du genre "Rooo vous avez le cheveux fin môssieur, t'as vu Jean-Luc comme il a les cheveux fin le môssieur?...".
Ils mettent même un peu de mousse a raser pour te faire les pattes et de la poudre dans le cou après... Je sais que vous vous en foutez mais c'est mon blog et je fais ce que je veux.

Le lendemain, je reprend un Mini-bus pour rejoindre un hotel cher et sans interet a côté de l'aeroport car nous sommes bientôt le 13 Novembre, date de mon vol pour l'Equateur!

vendredi 14 novembre 2008

Jean-Claude de la jungle

Pfiou, je suis a la bourre... J'ai pas mal bougé ces derniers jours et j'ai du retard dans le suivi.

Mercredi 5/11 - Jeudi 6/11

J'essaye de négocier tant bien que mal une "cabaña" sur la plage de Tulum mais le réceptionniste est aimable comme un guichetier de la RATP et m'envoie gentiment me faire foutre. Pas grave, j'irai a cóté! Pas de bol, a coté c'est plein. Il fait nuit et on est un peu au milieu de pas grand chose. Je reviens donc voir l'autre la queue entre les jambes et accepte sa cabane de mauvais coeur (Grrrr. Gros effort sur moi meme...). Je chasse 2 enormes cafards mais la moustiquaire m'en protegera pendant la nuit.
La nuit est claire, superbe lune, le vent agite les palmiers, le ressac bruisse au loin et je sirotte une Margarita les pieds dans le sable en ecoutant les doux accords de Bob ou autres "Hotels Costes" dont nous regale le barman. Chienne de vie. Je rencontre un couple d'allemands, Chris et Suzanne et nous rigolons ensemble en profitant du Happy Hour dont je me souviendrai le lendemain.

Et oui, fidele a mon habitude, je me leve le lendemain a 6h pour decouvrir le site de Tulum aux aurores. Les ruines sont en bord de mer ce qui lui donne un charme particulier. On peut meme descendre du site sur une plage de sable blanc ou des americaines s'entassent a moitie nues. C'est les mayas qui doivent se retourner dans leurs sarcophages en voyant casquettes SoX, strings et coca-cola sur leurs sites jadis sacrés.

Je passe l'apres midi a la plage avec Chris et Suzy. L'eau est chaude et la plage deserte. Je reviens tard a la cabane et le petit roquet de receptionniste me fait payer une 2eme nuit car je n'ai pas fait le checkout avant 11h. Je me sens obligé d'optemperer car soudain 4 mecs m'entourent comme s'ils avaient peur que je m'enfuie.

Je recupere le bus de nuit Tulum - Palenque : Retour au Chiapas pour passer ensuite la frontiere Guatemalteque.


Vendredi 7/11 - Samedi 8/11

Trajet confortable. Pas de goret.
Le Lonely m'indique un lieu pour voyageurs a l'écart de la ville au milieu de la jungle : El Panchan. Effectivement, le "Jungle Palace" est en pleine jungle. En guise de "palace", une cabane en bois de 2mx2m , attention luxe : Sol en béton.
Je pose mon sac et pars en Collectivo pour visiter les ruines de Palenque. Un guide offre ses services et je partage ses explications passionnantes en espagnol avec un autre Mexicain. Je traine dans le site une bonne partie de la journée et reviens tard apres avoir fait un tour sur le net dans la ville de Palenque. J'en ai profité aussi pour me renseigner comment passer la frontiere du Guatemala et rejoindre le site de Tikkal. J'ai donc pris un tour sur 2 jours pour visiter 2 sites, Yachixlan et Bonampak puis rejoindre Tikkal au Guatemala.

Samedi, mon réveil sonne a 5H (ca devient la routine). Il fait noir comme dans le fondement de Barack O. 5h10 : Un bruit horrible déchire la jungle, a 10 metres du fétu de bois qu'on m'a vendu comme une cabane. C'est un grognement/hurlement ENORME, et a répétition... C'est pas possible : on m'a refilé une cabane au milieu de Jurrasik Park! Cet abominable cri est un subtil mélange entre des grognements de truie, un barissement d'elephant et le rugissement d'un félin.
Bon. La frontale sur la tete, je prepare mon sac et me prepare mentalement pour affronter le monstre qui doit bien faire 5 metres et 750Kg vu la puissance de son organe. De toute facon il faut que je sorte. Armé de ma frontale, je sors et les cris cessent d'un coup. L'aboiement d'un chien me rassure et je trace vers le point de rendez-vous pour le mini-bus du tour.
Je retrouve d'autres voyageurs et leur parle de mon experience Jurrasik Park : Il s'agit en fait de singes-hurleurs. Je me sens comme un con et ca me fait bien rire. Joe la Jungle.

6h: heure du rendez vous. Saperlipopette! (j'ai en fait utilisé un lointain cousin un poil plus familier) Je me rends compte que j'ai laissé des fringues a laver a une minette et je ne les ai pas récupérés. Je retourne la moitié du camp pour trouver son adresse et je vais réveiller la pauvre dans sa cahutte. Elle me file les clefs du local tout en me gratifiant, sans doute, de quelques doux sobriquets en Tzotzil.

J'embarque en mini-bus et je rencontre un couple de francais, Fab et Flo, qui va faire le meme trip que moi + 1 jour de jungle.
Le site de Yachixlan se visite apres 45 min de "Lencha", une sorte de pirogue a moteur d'ici. Tres beau site vraiment perdu dans la jungle ce qui lui donne tout son charme et permet de conserver un peu de son mystere. Bonampak est, lui, particulier car construit sur les flans d'une colline, tout en hauteur. En fin d'apres midi, le chauffeur nous conduit tous 3 vers un campement "Lacandon" pour passer la nuit. Il s'agit d'une ethnie de la région qui vit effectivement dans des conditions assez simples (ils ont quand meme la Télé - Ahhh bon, j'ai eu peur) et qui profite des touristes qui visitent les sites archeologiques proches pour gagner un peu d'argent.
Arrogants et méfiants comme tout bon francais qui se respecte, nous nous demandons au début si leurs tuniques blanches, long cheveux et coiffure a la Coluche ne sont pas des trucs pour touristes et s'ils ne vont pas se faire une bonne partie de Playstation des qu'on a le dos tourné. A priori non. Fab et Flo ont passé 2 nuits la bas et ont pu se rendre un peu mieux compte de leur quotidien authentique.

Nous dormons dans des box individuels dans un batiment en bois tres propre et confortable. Les poules et coqs nous reveillent. Je pense a Laetitia (Stauff) qui, effectivement, imite le coq a la perfection... Je me suis d'ailleurs demandé si elle n'était pas dans le coin.
Aujourd'hui, alors que Fab et Flo vont dans la jungle, je passe au Guatemala.


Message a caractere informatif :
- Tom, ya du boulot pour toi ici : Tu verrais les interrupteurs, c'est pas du tout aux normes NF C15-100.
- Camille, dis toi que c'est grace a ton formidable taux de fecondite que tes enfants pourront nous payer une belle retraite sous les cocotiers... faut pas compter sur moi pour l'instant!
- Valentine, Ca s'arrange tes histoires? Donnes moi de niouzes par mail.

lundi 10 novembre 2008

Chichen Itza - Playa del Carmen... Allez hop!


Dimanche 2/11 Mercredi 5/11 - Chichen Itza et Playa del Carmen

Je m'eveille dimanche a 5H avec difficulte pour prendre le premier bus pour les fameuses ruines de Chichen Itza afin de profiter de la lumiere, de la fraicheur, et de la solitude du matin (il y a parfois 10000 visiteurs par jour!). 3 heures plus tard je suis l'un des premiers aux portes de la billeterie et m'aventure dans le parc au milieu de ruines tres bien restaurees. Je serai cependant decu plus tard en apprenant par un guide que certains temples, bien que patrimoine de l'Unesco, ont ete, moyennant sponsoring du gouvernement Mexicain, renoves en ne respectant pas exactement les plans d'origine, ceci afin de drainer un maximum de touristes... Les temples sont cependant majestueux et l'ingenuosite des Mayas m'impressionne (et ouais).
Je prend ensuite un bus direction "Playa del Carmen", sur la cóte Est du Yucatan, entre la fameuse Cancun et le site de Tulum. Je me pose dans un hotel propre et pas cher et je sors pour me balader. Je me demande ce que Cancun peut donner si c'est encore plus americanise que Playa del Carmen... Je tombe coup sur coup nez a nez avec Burger King, Mac Do, Wal Mart et Blockbusters... Les mariachis sont clairement la pour faire du pognons aupres des Gringos entasses dans la rue principale truffee de bars ou le foot americain est retransmis sans vergogne. Je suis venu pour plonger et je sens que je ne vais pas trainer. Je vais donc diner un peu a l'ecart dans un petit restau recommande par la receptioniste ou ils me servent une viande succulente avec un salade de cactus (moyen moyen) et une salsa qui arrache de puta madre (pardon mais si). Les larmes aux yeux et la gorge en feu, je sirotte donc quelques Coronas.

Apres investigation au sein de plusieurs Dive-Centers, j'ai opte pour 4 plongees au sein d'un club tenu par un Francais qui me fait un bon prix.
Le lendemain matin mon materiel m'attend pour les 2 premieres plongees au large de Playa. Malgre le bateau qui semble survoler l'eau tres claire, je suis un peu decu par la visibilite une fois sous l'eau... Je fais un peu ma fille car je croise quand meme quelques grosses tortues, des barracudas et 2 enormes murenes vertes (ou marron). Apres midi plage a rien foutre: 30°, ca c'est un mois de novembre comme je les aime... Vengeance : j'envoie un MMS a Pinpin de mes orteils en face de l'eau car je crois que c'est un des rares jours ou il n'est pas en vacances (nb : il est banquier).

Lendemain matin, 2 plongees dans les "Cenotes" : Unique au monde, il s'agit d'anciennes grottes autrefois immergees qui se sont remplies d'une couche superficielle d'eau douce d'une couche inférieure d'eau de mer. On evolue donc en eau peu profonde (5 a 15m) dans une eau cristaline au milieu des stalagtites/mites (Tom, une histoire?). Claustros s'abstenir car on ne voit pas systematiquement le jour et les passages sont parfois limite speleo. La limpidite de l'eau me donne l'impression de voler. Une experience inoubliable. Apres midi lecture a la plage: je suis dans "Oro" de Cizia Zykë. Pas de la grande literature mais ca se passe dans le coin.

Mercredi soir, je pars pour Tulum, a une heure de route.


Messages a caractere informatif :
- Ma soeur! Geeezzz! Alors tu as l'electricite dans ton nouveau palace ou ils plantent encore les poteaux? J'attend de tes niouzes en beaucoup plus long ma cherie! Bisous
- Seb, je t'attend mon grand... Tu vas aimer, il ne fait que 30° en moyenne.
- Olivia! Hyper heureux de te lire. Mises a part les femmes de tes freres (ouf!), il faut avouer que les mexicaines sont plus proche du ballon de basket que de Claudia Schiffer. Mais bon, on n'est pas a l'abris d'un coup de bol...
- Raisin, ca te vas comme un gant mon mignon. Je garde et j'incite tous mes lecteurs a reprendre en coeur... Je te rappelle que tu es quelque part a l'origine de "Playmo". :)

lundi 3 novembre 2008

Merida - Dia de los Muertos


Vendredi 31/10 - Samedi 1/11

Trajet en bus intéressant pour arriver a Merida... Je grimpe donc dans le bus de nuit pour aller dans le Yucatan : Il est 18h30, j'ai 12h de bus en vue. Le bus est bondé et je m'installe a côté d'une jeune femme qui est du coup obligée de prendre son boutchou sur les genoux. Celui ci ne manquera pas de me le rappeler en me gratifiant d'aimables coup de pieds pendant l'heure qui suit. Heureusement les postes de television diffusent, volume a fond, un documentaire sur les crocodiles qui le captive et il arrete de m'emmerder... Au bout du 62eme crocodile capturé (c'est long!), le bus marque son premier stop et la jeune femme emporte son gesticuleur. Cool! enfin seul! Tu parles, ils rentabilisent les bus a fond ici et j'écoppe d'un jeune qui pue. Bon. Alors que je m'habitue doucement aux effluves de mon voisin, celui de derriere en profite pour se mettre a ronfler comme une loco(ca devrait etre interdit!). Ca va durer 3 heures, animées par quelques étranglements qui me font espérer qu'il va enfin crever. Mais non, avec ses 150Kg, il est costaud l'animal.
Finalement, mon putois et mon goret me quittent au deuxieme stop. Je verse une larme. Il est environ minuit et j'espere pouvoir m'endormir car personne ne s'asseoit a cote de moi. En revanche, un jeune couple d'Americains en grande forme s'installe a la place du goret. Je profite en premieres loges de leurs recits nazillards tous plus incroyablement plats de lieux communs sur tout et n'importe quoi aggrementés de "like... you know" toutes les 2 syllabes. Enfin ils se taisent et je m'endors... il doit etre 1h30.

Je m'eveille d'un coup. Un militaire en arme viens de rentrer dans le bus et les lumieres s'allument. On doit etre a la frontiere Chiapas-Yacatan en pleine jungle et ils veulent faire un controle. Le militaire annonce des numeros de bagages qui font etre fouilles. Je verifie mon numero. BINGO. C'est le mien. Je descend du bus et me fait aussitot agresser par une horde de moustiques. Il doit etre 3h du mat et ils ne dorment pas. En face de moi, une demi-douzaine de militaires, mitraillette en bandouliere et mon sac deja disposé sur une table.
L'armée ca va. C'est la police qui craint ici : Ils sont corrompus comme de la vermine et il faut allonger de l'argent si on ne veux pas se faire emmerder trop longtemps (dixit les locaux avec qui j'ai pu discuter).
Le chef me demande si c'est mon sac "Si señor" et s'il peut le fouiller "Si señor". Il commence par les poches de cóte et tombe sur ma trousse a pharmacie. Il l'ouvre, voit les tablettes de Nivaquine, Imodium et autres Anticacamous, sans boite et il pense avoir trouve toute une cargaison de coke en gellules... Il me fait un signe du genre "on t'as eu mon petit gars, t'es dans la mierda". Tout endormi et tout cool, je lui baragouine et lui mime que ce sont des medicaments tout ce qu'il ya de plus legal et que d'ailleurs j'ai gardé l'ordonnance du medecin. L'emmerde c'est que le pharmacien m'a donné des generiques et que l'ordonnance indique les marques. Du coup, le soldat ne retrouve pas les noms de l'ordonnance sur les tablettes. Va expliquer ca en espagnol... Il en parle a son chef qui a l'air un peu moins con et lui explique.
Pour le geste, il continue la fouille et vide mon sac a fond. Il remet tout en vrac et on peux repartir. Il est 3h30 et je peux enfin dormir jusqu'a l'arrivée vers 7h.


A Merida, je me dis qu'apres 3 nuits de peu de sommeil (2 nuits en bus + une nuit en cave), j'ai merité un hotel pas trop pourri. Je me decide pour un hotel tres correct avec une chambre a 300 pesos (18euros). L'eau est chaude, il y a un jet, le matelat est bon et les cafards sont plus petits.
Apres une douche, je pars visiter le centre ville. J'aime instantanément car l'animation est partout. Nous sommes le 1er Novembre et c'est le Dia de Los Muertos (Jour des morts), une féte bien particuliere pour les descendants des Mayas, dans un mélange confus avec la féte catholique de la Toussaint. Des stands s'étendent un peu partout avec bougies, photos des ancetres, fleurs et en offrande, les plats préférés desdits ancetres. Pour moi, ce sera une tarte bourdaloue, un camembert affiné au calva et un paté de foie forestier bien sur, merci...
Je trainaille dans les rues de Merida tranquilement samedi.

Dimanche, j'irai a Chichen Itza.