lundi 3 novembre 2008

Merida - Dia de los Muertos


Vendredi 31/10 - Samedi 1/11

Trajet en bus intéressant pour arriver a Merida... Je grimpe donc dans le bus de nuit pour aller dans le Yucatan : Il est 18h30, j'ai 12h de bus en vue. Le bus est bondé et je m'installe a côté d'une jeune femme qui est du coup obligée de prendre son boutchou sur les genoux. Celui ci ne manquera pas de me le rappeler en me gratifiant d'aimables coup de pieds pendant l'heure qui suit. Heureusement les postes de television diffusent, volume a fond, un documentaire sur les crocodiles qui le captive et il arrete de m'emmerder... Au bout du 62eme crocodile capturé (c'est long!), le bus marque son premier stop et la jeune femme emporte son gesticuleur. Cool! enfin seul! Tu parles, ils rentabilisent les bus a fond ici et j'écoppe d'un jeune qui pue. Bon. Alors que je m'habitue doucement aux effluves de mon voisin, celui de derriere en profite pour se mettre a ronfler comme une loco(ca devrait etre interdit!). Ca va durer 3 heures, animées par quelques étranglements qui me font espérer qu'il va enfin crever. Mais non, avec ses 150Kg, il est costaud l'animal.
Finalement, mon putois et mon goret me quittent au deuxieme stop. Je verse une larme. Il est environ minuit et j'espere pouvoir m'endormir car personne ne s'asseoit a cote de moi. En revanche, un jeune couple d'Americains en grande forme s'installe a la place du goret. Je profite en premieres loges de leurs recits nazillards tous plus incroyablement plats de lieux communs sur tout et n'importe quoi aggrementés de "like... you know" toutes les 2 syllabes. Enfin ils se taisent et je m'endors... il doit etre 1h30.

Je m'eveille d'un coup. Un militaire en arme viens de rentrer dans le bus et les lumieres s'allument. On doit etre a la frontiere Chiapas-Yacatan en pleine jungle et ils veulent faire un controle. Le militaire annonce des numeros de bagages qui font etre fouilles. Je verifie mon numero. BINGO. C'est le mien. Je descend du bus et me fait aussitot agresser par une horde de moustiques. Il doit etre 3h du mat et ils ne dorment pas. En face de moi, une demi-douzaine de militaires, mitraillette en bandouliere et mon sac deja disposé sur une table.
L'armée ca va. C'est la police qui craint ici : Ils sont corrompus comme de la vermine et il faut allonger de l'argent si on ne veux pas se faire emmerder trop longtemps (dixit les locaux avec qui j'ai pu discuter).
Le chef me demande si c'est mon sac "Si señor" et s'il peut le fouiller "Si señor". Il commence par les poches de cóte et tombe sur ma trousse a pharmacie. Il l'ouvre, voit les tablettes de Nivaquine, Imodium et autres Anticacamous, sans boite et il pense avoir trouve toute une cargaison de coke en gellules... Il me fait un signe du genre "on t'as eu mon petit gars, t'es dans la mierda". Tout endormi et tout cool, je lui baragouine et lui mime que ce sont des medicaments tout ce qu'il ya de plus legal et que d'ailleurs j'ai gardé l'ordonnance du medecin. L'emmerde c'est que le pharmacien m'a donné des generiques et que l'ordonnance indique les marques. Du coup, le soldat ne retrouve pas les noms de l'ordonnance sur les tablettes. Va expliquer ca en espagnol... Il en parle a son chef qui a l'air un peu moins con et lui explique.
Pour le geste, il continue la fouille et vide mon sac a fond. Il remet tout en vrac et on peux repartir. Il est 3h30 et je peux enfin dormir jusqu'a l'arrivée vers 7h.


A Merida, je me dis qu'apres 3 nuits de peu de sommeil (2 nuits en bus + une nuit en cave), j'ai merité un hotel pas trop pourri. Je me decide pour un hotel tres correct avec une chambre a 300 pesos (18euros). L'eau est chaude, il y a un jet, le matelat est bon et les cafards sont plus petits.
Apres une douche, je pars visiter le centre ville. J'aime instantanément car l'animation est partout. Nous sommes le 1er Novembre et c'est le Dia de Los Muertos (Jour des morts), une féte bien particuliere pour les descendants des Mayas, dans un mélange confus avec la féte catholique de la Toussaint. Des stands s'étendent un peu partout avec bougies, photos des ancetres, fleurs et en offrande, les plats préférés desdits ancetres. Pour moi, ce sera une tarte bourdaloue, un camembert affiné au calva et un paté de foie forestier bien sur, merci...
Je trainaille dans les rues de Merida tranquilement samedi.

Dimanche, j'irai a Chichen Itza.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

salut ma crotte.
ca y est j'ai la conneccccccion a nouveau, super ton blog, je vais chercher les ninos a la escuela y vamos a leer a tu blogo con ellos
muchos besos a mis crotas que le quiero

la gaellas de aostraliiiiia

seb a dit…

Mais dit donc : c'est que ça donne vachement envie de te rejoindre de tels réçits...
Et mis à part les photos qui rattrapent un peu le coup, il t'arrive des trucs sympas sur ta nouvelle vies ???
Bon ok c'est quand même plus fun que la journée de taf que je viens de passer!
Gros bécos

Olivia a dit…

Aude m'a transmis ton blog (très réussi), alors je me permets de rajouter un commentaire. Encore un qui est partit au Mexique et qui va y rester...
Contente que tu ais retrouvé le NONO National! Profite de ce merveilleux pays... QUE APROVECHES a TOPE!

La hermanita de NONO

Unknown a dit…

Salut Matthieu,
c'est le Gros raisin qui t'écrit...je ne comprends pas ce surnom. J'espère donc que les moustiques te piqueront derrière les oreilles, derrière les genoux, sur les chevilles, sous les pieds et dans la raie des fe...On verra si tu m'appelles toujours gros raisin. J'ai trouvé le fournisseur des poupées à l'effigie de Sarko et si tu persévères à m'appeler comme ça, il va t'arriver des trucs (je ne peux pas les écrire içi, tu t'en doutes..). Bon sinon ça a vraiment l'air top comme voyage, tu en as bien de la chance..On pense à toi içi, de tps en tps. Surtout quand c'est Castagnède qui commente France Argentine en bégayant à ttes les phrases - no comment). A + l'indien et essaie de trouver la fonction zoom sur ton appareil...

Laurent