Lundi 28/12 - Mercredi 30/12
Je pars tôt Lundi matin par le bateau-relais qui pars 2 fois par semaine pour rejoindre l'Ile de Santa Cruz, à 2 heures de tape-cul.
Je prends mes quartiers dans un petit hotel pas trop cher que j'ai pré-reservé. Globalement, la vie est chère sur les iles Galapagos. Le touriste est la vache a lait de l'archipel et le rendement est bon...
Je me mets immédiatement en quête d'un centre de plongée car je ne veux pas quitter les Galapagos sans avoir vu l'une des figures emblématiques des Galapagos: le fameux requin-marteau. Après avoir parlé avec plusieurs dive-masters, j'opte pour un centre qui m'a l'air professionnel. Je ne peux plonger Mercredi car je prend mon vol pour Quito Jeudi matin et il est obligatoire de respecter un délai de minimum 18 heures entre un vol et une plongée afin de ne pas avoir de variation subite de pression et des bulles d'air dans le sang. Nous irons demain sur un lieu mythique pour les plongeurs : Gordon Rock.
Mardi 30 décembre, rendez vous au club de plongée ou je rencontre 1 italien, 2 italiennes, et un francais qui espèrent aussi avoir la chance de voir le monstre sous-marin. Le Français a d'ailleurs déja plongé 2 fois sur ce même site sans voir l'ombre d'un requin par manque de visibilité. Mince.
Briefing des conditions de plongée puis c'est le grand plongeon. Les premières minutes sont animées, un fort courant nous balade et une otarie s'amuse a nous grignotter les bras, jambes et le masque, ce qui est moins rigolo sous l'eau...
Ca fait 20 minutes environ que nous sommes sous l'eau. Des tortues fendent des rideaux de poissons argents, la visibilité est bonne aujourd´hui et le soleil illumine le grand bleu de faisceaux divins.
Et puis soudain le guide cogne sur sa bouteille avec son mousqueton afin que tout le monde entende et rapplique... ting ting ting ting... Nous regardons, tout se passe par signe et nous devons connaitre les basiques : 2 poids sur la tête... c'est un requin marteau! Je palme comme un malade pour le rattraper.
D'abord une ombre lointaine, puis une masse grise argentée, puis j'appercois l'aileron, le museau applatit et les yeux aux extremités... et puis un deuxième, et puis 10,... puis d'autres plus proches encore... WOUAW...
Même pas peur. Ces mammifères sont tellement beau et élégant que j'oublie qu'une seule de ces sardines pourrait, d'un coup de machoire, m'embarquer le bras en guise de choco BN.
2ème plongée un peu plus loin après avoir changé de bouteille...
Là, c'est Marineland.
A 360º : une tortue géante s'envole tranquile tandis qu'une ecole de raies aigles en poursuit une autre de raies mantas... Un requin a pointe blanche traverse un banc de barracudas... Et puis revoila les marteaux qui nous observent alors qu'au loin, en surface, les otaries chahutent...
Le plus beau jour de ma vie depuis le Noel ou j'ai recu le bateau-pirate Playmobil.
Je reviens au port avec une banane énorme et je m'envoie avec les Italiens un thon cuit sur pierre de lave a se taper le fondement par terre.
31 décembre 2008
Debout cool. Il fait super beau. rraaa le pied! Je vais a Tortuga Bay, une plage de sable blanc blanc a 1h de marche ou les iguanes viennent vous grignotter les cors de pied pendant que vous faites bronzette...
Le soir, je retrouve des costa-ricains et une journaliste tasmanienne que j'ai rencontré la veille avec qui je célebrerai le nouvel an.
La tradition en Equateur pour célébrer convenablement le nouvel an est d'abord d'enterrer l'année passée : A cet effet, chaque famille doit construire des sortes de marionnettes grandeur nature faites de papier maché représentant les effigies des personnages marquants de l'année passée. En général satiriques, il peut s'agir de personnages politiques mais aussi de héros de films, de journalistes célèbres ou de quidams.
Cette ambiance "papier maché et marionnette" mes rappelle le Mardi Gras de la Nouvelle Orléans.
A minuit, après un très beau feux d'artifice (élections municipales en 2009), on brule joyeusement dans de la rue toutes les marionnettes et on doit avaler 12 raisins puis rouler une grosse galoche a la patronne du bar. Je soupconne cette dernière tradition d'être endémique du bistrot dans lequel je me trouve, mais tout ce qui est endémique etant sacré aux Galapagos, je dois m'y résoudre...
Houla il est tard, je prends mon avion dans 5 heures pour revenir a Quito...
Message a caractère informatif:
- Bonne année les cocos. Que du bonheur a tous mes lecteurs favoris.