Lundi 24 - Samedi 29
Reprise des cours sur le meme rythme que la semaine passée. Meme prof avec qui j'ai demandé de continuer car elle est vraiment bien. Je ne suis plus cette semaine qu'avec une seule élève Suisse : d'environ 45 ans, ca fait 20 ans qu'elle bosse pour la Croix Rouge internationale. Elle prend des cours d'Espagnol pour aller bosser un an dans les favelas de Colombie. Soudan, Somalie, Afghanistan, Pakistan... Elle a pas mal d'histoires a raconter mais garde cependant sa modestie toute Helvetique. Je suis en admiration devant ce genre de personnes : des vocations bien lointaines de mes preoccupations de (chef) consultant.
Preterito simple, Imperfecto, Futuro, Pluscumimperfecto, Conditional : Je mange sévère. Les progrès sont cependant au rendez-vous et je pense que je comprends et m'exprime un peu mieux. Il me faudra en revanche beaucoup de pratique dans les mois qui viennent.
La visite d'un marché du sud de Quito fait office de cours le Jeudi. Marché aux bestiaux, artisanat local, puces, fruits et légumes qui m'étaient inconnus jusqu'alors... C'est immense et je manque de perdre le groupe. Heureusement mon sens inné de l'orientation et ma grande taille (relativement a celle des autochtones) me permet rapidement de retrouver les "Guereos" (peaux blanches) de l'ecole. Bien qu'évoluant dans cet endroit que l'on pourrait qualifier de "typique", j'ai le sentiment d'etre au zoo. Je ne suis pas trop a l'aise et immagine des bus de photographes Japonais compulsifs (pléonasme), debarquant au marché de Noisy-le-Roi en volant des gros plans de ma Môman préférée qui vient m'acheter mon paté de campagne (celui dans la barquette en alu avec un peu de gelée au madère au dessus)...
Fiesta le Jeudi soir avec Priscilla après un repas d'anniversaire a l'appartement avec plusieurs membres de la famille.
Reveil un peu dans le(dis) paté vendredi. Cours et dejeuner d'adieu avec les professeurs. Refiesta le vendredi soir pour reféter ca.
Samedi, je vais a la Feria de QUITO qui, coup de chance, commence cette semaine : 9 jours de corridas et de fêtes dans les rues de Quito. J'achète une place au marché noir avec l'aide des Equatoriens et -riennes que j'ai rencontré la veille et qui m'ont proposé de venir avec eux.
Ma première corrida... Petit a priori au début car pas vraiment sur d'aimer : Assister a l'agonie et la mise a mort d'un taureau ne me fait pas forcément fantasmer mais bon, il ne faut pas mourrir idiot.
L'ambiance est vraiment particulière et on sent que, même si intégralement importé, les Ecuadoriens ont intimement adopté cette tradition hispanique. Ca crie, ca gesticule, ca boit, ca s'empiffre, ca se bagarre, ca rigole... En fait j'adore. Les "olé!" ne sont pas une légende et le matador rivalise de hardiesse et souplesse pour obtenir les exclamations les plus vivaces, les plus sincères.
Parfois le cheval ou le matador se fait renverser et c'est la panique dans l'arène.. Tout le monde se lève et s'exclaffe... Moi, j'essaye de saisir les subtilités de l'art dans le viseur de mon objectif et grace aux explications de mes accompagnateurs.
Un picador (a cheval) rate son coup et arrache litéralement la peau du dos de la pauvre bête. Il se fait huer comme jamais et se prend quelques bouteilles bien méritées sur le museau : Parce que selon les aficionados, la corrida est un combat, non une torture... On pourrait discutter du sujet des heures mais je n'ai pas que ca a faire ('scuzez, c'est l'heure de l'apero).
Allez, au dodo après un dernier verre avec mes nouveaux amis de Quito.
Demain, je pars pour les Galapagos!!!
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