samedi 27 décembre 2008

Santa Claus aux Galapagos!





Mardi 23/12 - Mercredi 24

Retour au boulot : Bottes, mosquito net, gants, machette : Je me crois dans Apocalypse Now au milieu des bananiers, des ruisseaux boueux et des sempiternels moustiques... On va bousiller de la mure toute la journée. Un carnage. C'est ma guerre.
Ironie de la chose, de retour au port Mercredi midi (on a notre demi journée de break pour cause de Navidad), je m offre une glace a la mure.

Avant de quitter la station pour les fêtes de Noel, nous avons pour mission de bousiller les 3 coqs qui rodent dans le coin. Sauvages, ils vivent ici avec leurs harems respectifs et se nourissent du compost que nous produisons. Problème : De graves lacunes quand a l'éducation morale de ces galinacés couplé au peu de diversité de partenaires féminines mène ces coquins à honorer régulièrement jusqu'à leurs propres génitrices... On a vu mieux pour l'evolution de l'espèce sur les terres mêmes ou Darwin a mis au point sa célèbre théorie...
L'objectif est donc de renouveller la race en achetant un nouveau coq et de festoyer Noel autour de la dépouille des 3 autres pervers...

Comique, le trio. Miguel mets au point une strategie pour rabbatre les males avec Mathieu, le Franco-Suisse du groupe. Moi, je dois etre en embuscade plus en aval avec un carton pour chopper le fuyard... Un desastre. Malgré mes tentatives rugbystiques de placage les 3 coqs s'evanouissent dans la panique et dans les hautes herbes ... En aurait-il ete differemment avec une poule? Sans doute.
Pas grave, Miguel a un nouveau plan : De nuit, nous prenons son lance pierre de fabrication artisanale et nous rendons dans les arbres ou les emplumés roupillent. Agile, il dégomme un coq en plein bec qui s'écroule, KO. Nous n'aurons pas les autres qui, poules mouillées, se font la malle dans un bordel sans nom qui réveille tout le monde.


Jeudi 25/12 - Dimanche 28/12

De retour au port, plage. 30ºC.

Nous nous organisons pour le dîner du soir. Miguel nous a invité, Mathieu et moi pour cuisiner le Coq chez lui avec sa femme et son fils. Je prévois les courses après avoir vérifié sur le net le nécessaire pour un bon coq au vin... Le "supermarché" me ramène les pieds sur terre : Sur 3 étagères se cotoient le thon en boite, le PQ organique et les Pringles Crème et Oignon (ha ouais!, Pas de pinard mais des Pringles! nonded'! j'ai failli me mettre en colère...) Je révise mes ambitions royales et m'équipe d'origan, oignons, piments, ail et de quelques packs de bière.

Dans la modeste maison/cuisine de Miguel (une pièce), j'improvise donc un coq à la bière qui, ma foi, est loin d'être à remettre en liberté.
Le reste de la soirée se passera a discutter en regardant les étoiles et en sirottant nos cannettes dans les hamacs qui pendouillent dehors.

J'ai du mal à m'imaginer que vous etes tous en train de vous envoyer une tartine de foie gras - dinde farcie - buche au marrons - Veuve Clicquot. Il sont loin les "quand tu descendrrrrra du ciel" de Tino, le feu de bois humide, la traditionnelle scéance d'ouvrage d'huitre, l'apéro champagne ou l'on fini bourré et la messe de 2h tout endimanché! Heureux, je pense quand même bien a vous.

Le lendemain 25 décembre, re-plage et un soleil qui m'oblige a remettre de la crème. La vie est une chienne.

Pour Noel et mon anniversaire, je me fais un petit plaisir : un chouette tatouage sur l'avant bras et un percing dans l'oreille. Les gens me disent que ca me va pas mal...
Nan, je déconne pour le piercing.

Nous restons au port entre snorkeling, balade, baignade et buvage de coups jusqu'a dimanche ou mes ex collègues doivent repartir au turbin. Pour moi, c'était la dernière semaine et je m'en vais demain passer le nouvel an sur une autre ile : Santa Cruz.

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