mercredi 7 janvier 2009

Boaaa, c'est pas le Perou!... hé ben si.




Jeudi 01/01 - Lundi 05/01

Je débarque les yeux tous collés dans ma famille d'accueil de Quito (Thelma et Loreina) alors qu'ils sont en plein déjeuner de famille. Je suis un peu géné mais ils m'accueillent comme le fils prodige et me gavent de gateaux...

Je passe le mardi a régler tout un tas de merdouilles et de mails dans le centre de Quito avant de partir chopper mon avion le soir direction Lima, Perou.

Un nouveau coup de tampon sur mon passport et me voila au pays des Incas, des lamas et du Condor qui passe! C'est reparti pour un peu plus d'un mois itinérant entre Perou et Bolivie...

Je me fais arnaquer par un taxi a l'aeroport qui me prend une fortune et m'emmene dans un hotel de mierda... Au passage je crois mourrir 10 fois car ce con se prend pour la reincarnation d'Ayrton Senna: Pied au plancher, l'aiguille dans la boite a gants, les feux rouges c'est pour les touristes.

Lima n'a rien de bien sexy en soit. Une surprise cependant, c'est une ville côtière construite a partir de rien en plein milieu d'un désert aride comme la petite culotte de soeur Thérésa (Seigneur Jésus!). Je me balade pendant quelques jours et visite la ville avec certains volontaires des Galapagos que je croise par hasard. Je retrouve aussi Bérengère, une amie d'amis qui est devenue mon amie (ouais, elle a confirmé sur fessebouc alors donc ca vaux). Elle est volontaire a Lima pour 10 mois afin d'aider les enfants de la rue : drogue, prostitution... Je suis admiratif car il a plus rigolo, en guise d'apéro, que d'aller rencontrer tous les soirs des gamins shootés a la colle dans des quartiers super craignos.


Mardi 06/01 - Mercredi 07/01

Une américaine que j'ai croisé m'as conseillé d'aller faire un tour a Huacachina, une petite oasis au milieu d'un désert de dunes, a 5h de bus au sud de la capitale.
Non mécontent de quitter la ville, j'arrive donc avec peine a Huacachina : 3 heures de retard bicoz mon bus tombe en rade au milieu du chemin. Le chauffeur, tétu et sans doute doublé de très con, envoie des grands coups d'accélerateurs a vide qui finissent donc, gagné, d'achever le pauvre engin dans une fumée épaisse. Un volvo pourtant! Tout fout le camp mon pôv' monsieur... avec cette crise... Un autre bus viendra nous chercher. Ca gueule un peu, moi je m'en fout, je suis en vacances... Zen qu'il est vot' Matt!

Je me réveille entouré de dunes de sables, au bord d'un petit lac et de ses palmiers. Je me crois en plein Maroc, dans les paysages de "Cent mille dollars au soleil".
"Dans les endroits déserts, il faut mieux toujours être aimable, Plouc. Ca coûte rien, et ça économise des cartouches."

Je rencontre Carlos, l'amour de ma vie que vous pourrez découvrir sur mes photos. Passablement bourré a 10h du mat, Carlos sort telle une naiade du lac et viens échouer son corps de rêve sur mes tongs alors que je ronque pépère a l'ombre. Le sable qui colle a son joli slip de bain apporte une touche furieusement érotique à son déhanchement éthylique ô déjà combien irrésistible... Forcément, le jeu de séduction opère immédiatement et nous engageons un dialogue riche d'une profondeur philosophique peu égalée depuis le Discours sur la Méthode.
"Soy Carlos, quieres una ceervezzzza?" "euh.. No gracias Carlos". Puissant.
Ensuite, il insiste pour que je prenne une photo de lui, ce que je m'empresse de faire avant d'aller faire fondre mes tongues ailleurs.

L'après midi, remis de mes émotions romantiques, j'embarque avec une 10aine d'autres personnes à bord d'un de ces buggy des sables pour faire un tour sur les dunes. Le puissant bolide pétaradant nous permet de franchir a fond les dunes façon Paris-Dakkar. Génial!.. Au dépis de se faire escouiller par le harnais de sécurité pas vraiment adapté a l'anatonie masculine, les sensations sont dignes des meilleures montagnes russes dans des paysages magnifiques.
Nous nous arrêtons en route pour nous essayer au "SandBoard", sorte de surf sur sable. D'abord petites, nous glissons ensuite, sur des dunes impressionnantes de plusieurs dizaines de mètres. Vous observerez dans la photo ci-jointe la grâce et l'élégance palpable et naturelle qui émane de mon style indéfinissable
Les sensations de vitesse sont encore plus pures la tête la première...

Allez hop! Je vide les 2 sacs de sable de mes poches et je filoche le soir même pour chopper un bus de nuit qui m'emmènera à Arequipa dans 12 heures.


Jeudi 08/01 - Vendredi 09/01

Pas bien dormi dans le bus. Je suis a Arequipa a 8h. Je n'ai pas trop de temps a perdre si je veux voir tout ce que je veux car j'ai réservé mon trek au Machu Picchu a compter du 12 janvier. Timing serré.
Je discutte avec un taxi qui va m'aider a trouver directement un moyen d'aller voir voler les Condors au fond du Cañon del Colca.
A 8h30, je suis donc avec 23 autres péquins a bord d'un mini bus direction le Cañon pour 2 jours de tour guidé.

Je me rends très vite compte que je me suis embarqué dans un de ces tours "Chrono-photo-pipi" quand le guide nous annonce le programme avec horaires de chaque pause, de chaque arrêt photo et de chaque endroit ou nous aurons le chance de pouvoir acheter des merdasses... Pas grave, mon but est d'aller observer les Condors et je ne serai pas déçu...

Nous observons donc pendant 2 jours le programme serré de César, notre guide au demeurant très intéressant. Paysages de dingue indescriptibles. Z'avez qu'à venir.

Le mal d'altitude se fait sentir chez plusieurs de mes copains touristes. Nous oscillons en effet entre 3500m et 4900m d'altitude. Un combiné de vomissements, cacamous et mal de tête pour réjouissances... Moi ca va, je crois que mon corps (beau et athlétique) se souvient de mon passage a Quito. En plus, je machouille des feuilles de Coca ou des bonbons issus de ces mêmes feuilles. Ca vaux pas une tartine de Bordeaux-Chesnel mais ca aide plus.

Clou des 2 jours, nous rejoignons l'impressionnant Cañon (le plus profond du monde avec 3400 m - vindiousse!) et, sous un soleil de plomb, attendons la parade des Condors qui profitent des thermiques pour planer a flanc de montagne... Bon, ca reste des piafs, mais avec leur 3.5m d'envergure ca fait dròle quand ils vous survolent la tonsure...

Retour et visite d'Arequipa avant de partir pour Cusco et le Machu Picchu! hophop!


Messages a caractère personnels :
- Mon Raisin! J'ai bien reçu les voeux de D2zizi. M'est avis qu'il va y avoir du nettoyage pas très socio-responsable dans les mois qui viennent au sein des boites françaises... Tu crois vraiment qu'il faut revenir? J'ai entendu dire que t'avais fait un festin délicieux pour le 1er de l'an. Je suis libre le 16 avril si tu veux remettre ca...

2 commentaires:

Tom a dit…

Salut mon loup !
J'adore tes photos, elles sont dingues ! Je ne suis pas sûr que tu aies eu mes messages (mail, téléphone...) mais à ce que je vois tu n'as pas l'air de t'ennuyer ! On s'est effectivement fait une bonne bouffe pour le réveillon (marre du metro...) ; je pense que Laurent serait OK pour remettre ça le 16/04 (si tu maintiens ton retour !!) mais prévois des casseroles bien pourries, les miennes n'y ont pas résister ! Allez, back to business, en espérant qu'il en reste ! Profite !

Tom Le Joille a dit…

Salut Mat,

eh oui ce n'est pas Sophie, 2009 ne peut pas tout le temps sourire!!!

Merci pour les photos et les textes, cela fait rever (voyage dans le temps et dans l'espace)

Ici, retour de 3 semaines et 1/2 de vacances (vive les conges paternite) avec la motivation à -20. La visite de ton site n'arrange pas les choses, je te reconnais bien la, des que tu peux frapper quelqu'un a terre, bel esprit, j'espere que ton voyage te ramenera sur les routes de la foi(e) et de la charite chretienne.

Allez onne route mon gars, j'ai du mal a ne pas me rejouir pour toi et a cacher un enorme sourire qui traverse mon visage de part en part, rien qu'a t'imaginer la bas.

Je te laisse, mes 2 filles sur les genoux en ce jour historique du 1er bib' de Romane

A + dans le bus

Tom, le vrai, l'unique (heureusement), le Joille