mercredi 4 février 2009

POUR l'augmentation des Salars!



Vendredi 30/01 - Mardi 3/02

Put... Umberto Eco il faut se le taper quand même... Ca fait un baille que je suis sur le Pendule de Foucault et ca n'en finit pas... Ah ca Micki, tu me la recopiras ta balade!... Et puis c'est tellement rude que ce ne me pousse en plus pas à l'ouvrir ce satané bouquin... Et comme, chez les Morivaux, JAMAIS on n'abandonne un bouquin (c'est comme ca de père en fils depuis des générations), et ben il faut que je me le tape jusqu'à la dernière ligne... 10 pages pour décrire une pauvre pièce de musée, des théories théologiques par paquet de 200, roses-croix et templiers en veux tu, tiens c'est gratos...
Un extrait? : Les pauliciens sont ici. Celui la plane au milieu des coraux, longs battements d'ailes de lépidoptère, cent contre un qu'il a remarqué son foetus d'homonculus abandonné au fond d'un athanor désormais percé... et puis un poisson templier, tout loriqué de noir, il cherche Noffo Dei. Il effleure l'hésychaste asthmatique, qui navigue, absorbé et courroucé, vers l'Indicible... Tiens, vas y, fume! c'est du belge...

Je souffre donc sur ce "classique" dans le bus qui nous mène de Potosi a Uyuni. Pas trop quand mème car les paysages sont magnifiques.

Uyuni est une ville-étape créée au bord du Salar du même nom, au milieu d'un désert désertique ou ya rien de rien. Elle est cependant abreuvée chaque jour par des flots de touristes qui viennent élire l'une des 60 agences pour gouter aux joies d'un tour organisé dans la merveille naturelle à proximité.

Nous, avec Noemie et PA, on a le temps. Alors on s'organise la totale : un tour de 4 jours auprès d'une minette qui nous vend bien son affaire ("la voiture est une Toyota landcruiser neuve"). Nous serons 6 passagers dans le 4x4 avec une autre française, Laetitia et 2 Argentins très cools Natalia et Alexandro. Nous accompagnent le chauffeur et un cuisinier.

Impossible de décrire les paysages que nous croiserons pendant ces 4 jours. "Irréel", "incroyable", "lunaire", "fou", "magique" sont les mots qui reviennent le plus souvent à notre bouche...
Après un cimetière d'anciennes locomotives, nous arrivons sur l'immensité du désert de sel, puis escaladons un volcan sanctuaire de momies, passons des forets de cactus perdues au milieu du salar, arrivons dans un désert saharien, et puis hop! on s'envoie des lagons multicolores peuplés de flamands roses par centaines, des geysers, des arbres de pierre,... On absorbe comme des éponges en s'inventant la recette pour profiter pleinement de chaque seconde.
Il faut vraiment venir ici.

On m'appelle maintenant "Yann Arthus" dans le 4x4 car mon Nikon ne sait plus ou donner de l'objectif... Le blanc immaculé du désert permet de faire des prises de vues avec perspectives assez rigolotes...

Nous dormons dans des hotels de sel où tout, des murs aux lits en passant pas le bar sont construits de sel. Nous mangeons comme des ogres car le cuistot est bon. Dites moi si vous voulez partir, je vous recommanderai cette agence.

4ème jour : Nous arrivons vers 10 heures a la frontière Chilienne, Noemie et PA ont décidé de m'accompagner a San Pedro de Atacama au Chili, à une heure en bus. Les autres retournent a Uyuni.


Mercredi 4/02 - Vendredi 7/02

Que des Français! Nous entendons la langue de Molière à chaque coin de rue de San Pedro de Atacama. Je me renseigne pourquoi, et on me dit que c'est une destination "à la mode". ah. bon.
C'est vrai que c'est une petite ville agréable, au milieu du désert mais tout équipée d'hotels et restos plus ou moins chicos. Nous sommes d'ailleurs choqués de la différence si soudaine avec la Bolivie. A 1 heure de la frontière, les voitures sont ici rutilantes (oh une Twingo!), les toilettes sont propres, les gens ont effectivement des dents et sont habillés à l'"US-européenne".

Nous louons jeudi des VTT pour aller faire un tour dans le coin. 2 heures de piste défoncées sous le cagnard ou les selles nous meurtrissent l'arrière-cul. Nous rejoignons un le "lago Ceija", un petit lagon saturé de sel qui propose donc les mêmes vertues de flottabilité que la Mer Morte. Nous nous baignons en faisant naturellement les cons (Gab, tu m'as manqué pour faire la nat synchro). Retour via un "raccourci" qui nous remeurtri ce qui nous reste de post-train pendant 2h30...

La nuit nous allons découvrir les étoiles avec un français qui organise des conférences depuis plusieurs années au Chili. Super intéressant. Je connais maintenant tout sur Orion, le grand chien, le petit chien et la crotte du petit chien... "Tu vois petite... là... cette étoile?...Elle n'a pas de nom... Désormais ce sera la notre..." Ca va chopper je vous dis.

Vendredi, je dis à très bientôt a Paris a Noemi et PA qui s'en vont vers l'Argentine. Moi, j'attrape un bus pour Iquique, dans le nord du Chili.

3 commentaires:

Anne-Lise a dit…

Hé Grégoire, t'as donné rendez-vous à qui Rue des Etoiles?
Tes photos sont sublimes et époustouflantes. Merci de nous faire partager l'autre bout du monde avec ton objectif.
biz

seb a dit…

Salut Yan Arthus !!

Je suis ravi de voir que tu gâtes tes nouveaux collègues de voyages de tes talents de photgraphe grandissants!!
Tu es magnifique avec ton bonnet Péruvien!
Pense à l'enlever à la douane en revenant en France si tu veux que les potes de Sarko te laissent passer à la douane.
Et promets nous de ne pas voter Besancenot en rentrant...
Merci beaucoup pour ta carte qui a du traverser les océans à dos d'iguane vu sa date d'arrivée!
Profite bien, et ramène nous plein de belles photos : promis je réserverai un WE entier pour le diaporama!
Gros bécots
Seb

Unknown a dit…

oh puté j'avais pas vu le titre...

kiwis -19
gab