Samedi 24/01 - Lundi 26/01
10 centimètres. Qu'est ce que 10 centimètres? La distance d'un pouce a un auriculaire? La taille d'un stylo Bic? de la bistouquette de Sarko?
10cm, c'est l'espace qui me manque pour pouvoir dormir dans ce p... de bus de La Paz a Sucre. Les semi-lits du bus sont de nouveau pensés pour les 7 nains et le chauffeur n'a vraiment rien de blanche neige. Rien a faire, j'ai beau me tourner dans tous les sens, il me manque toujours ces foutus 10cm. Une vraie torture a laquelle devraient penser les administrateurs de Guantanamo!
Arrivé a Sucre la tête dans le fût. Trouvage d'hotel (2.5€) et sieste.
J'ai croisé a nouveau un couple de francais au sortir du bus, Noemie et Pierre-Alexandre (PA) avec qui je vais faire un bout de route.
Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie et patrimoine de l'Unesco, est surnomée la ville "Blanche" car construite du calcaire blanc extrait de la région. Nous découvrons une ville déserte : 48 heures avant le référendum, tout ou presque est fermé. Horreur suprème, nous aprenons que bars et restaurants n'ont pas le droit de vendre d'alcool... Même pas une petite binouze... Dur dur, c'est nos apéros qui s'envolent.
Lundi, visite de "Cal Orko" pour observer les traces de dinos découvertes au hasard de l'exploitation d'une carrière. Tourisme oblige, les autorités ont développé un musée/parc, le "Park Crétario" (Tantannnnn!) avec reproductions de dinos grandeur nature. Wouahou dingue! Je n'ai malheureusement pas de petit frére pour prétendre que je l'accompagne mais je m'éclate au plus grand amusement de Noemie et PA...
Mardi 27/01 - Jeudi 29/01
Départ pour Potosi, à 3 heures de bus au sud. Ville la plus haute du monde a 4060m d'altitude, j'en ressens les effets et j'ai du mal à respirer. Très agréable avec ses routes piétonnes mais ca caille sévère. Le but ici est de visiter une des mines d'argent toujours en exploitation.
Une agence recommandée par le Lonely nous prendra en charge pour la demi journée de visite. On nous fourni un véritable équipement de mineur avec pantalon/veste imperméables, casque et frontale. Nous passons dans un marché pour acheter des cadeaux aux mineurs pour les remercier de nous accepter dans leur mine. J'apprécie le principe car ca me retire un peu du sentiment désagréable d'aller au spectacle ou au zoo...
Dans notre panier :
- Feuilles de Coca que les mineurs machouillent à longueur de journée en guise de coupe-faim et d'"énergisant",
- Sodas pour leur rafraichir la gorge asséchée de poussière
- Dynamite pour leur permettre d'extraire le précieux métal
- et Alcool à 96º (!!!!) pour leur faire oublier leurs conditions de travail. Sur la bouteille blanche en plastique est inscrit "Buen Gusto". J'en goute un bouchon... Vindiousse... Ca vous déboucherai un chiotte!
Nous arrivons a l'entrée de la mine. Dehors, des mineurs complètement bourrés (cf ci-dessus) dansent au son d'une flûte de pan.
Nous allumons nos lampes et rentrons dans un trou noir s'enfonce 2 rails. Comme dans les films. Nous avancons les uns derrières les autres. "Ne touchez pas les cables a droite" nous dis le guide, c'est du 220V et l'apport en oxygène. A fur et a mesure de notre évolution dans les profondeurs de la mine, plusieurs fuites nous font nous interroger sur les conditions de sécurité du lieu. Clairement, on est très loin du ISO 9002
Ca fait 10 minutes que nous nous enfoncons, notre tête cogne maintenant systématiquement aux troncs de bois qui maintiennent les gravas, je suis courbé en 2 car nous évoluons dans des couloirs de 1.50m de haut environ. 2 personnes ne pourraient se croiser qu'en se collant a la paroie.
Nous rencontrons des mineurs de 15 a 70 ans, la joue déformée par la boule de feuilles de coca. Ils travaillent pour une misère 8 heures par jour, 6 jours sur 7 dans des ces conditions incroyablement difficiles. Le vendredi, ils triment 16 heures d'affilée pour ne pas avoir a travailler le dimanche. Il fait très chaud, la gorge est enflammée par le souffre et la poussière, on peux a peine se retourner. Je penserai a eux quand je ralerai parce qu'il n'y aura plus de café dans la machine à Neuilly...
Le guide nous informe que nous allons descendre au 2ème, puis au 3ème niveau à -50 mètres. Nous rampons maintenant dans des conduits ou je peux a peine passer les fesses. Ca glisse, c'est instable, il fait chaud, on voit rien, la gorge pique... Sale temps pour les claustros.
Au 3ème niveau, d'autres mineurs tirent a dos d'homme un chariot de métal qui sera extrait a l'air libre dans de gros sacs par un système de treuils. C'est l'âge de pierre. INCROYABLE et terriblement choquant. Nous leur offrons respectueusement et avec une inévitable pitié le fruit de nos achats sur le marché.
Nous remontons a l'air libre par les mêmes boyaux glissants. Pas mécontents de retrouver l'air libre. Tranquile, notre guide allume un baton de dynamite et nous le fais passer de main en main (cf la photo ci-dessus). 3 minutes de mèche (ENVIRON!). L'explosion est super forte. On hallucine.
Remis de nos émotions autour d'une Huari, la bière locale, nous décidons avec Noemie et PA de partir ensemble le lendemain vers Uyuni et son fameux salar.
Messages a caractère personnel :
- 'Toine & Anne-So, avez vous récupéré le guide que je vous ai envoyé d'Equateur?
- Anne-Lise, profite. T'as raison.
- Tom, j'ai essayé d'expliquer "Pyramide" à des argentins, on les aurait impressionné si tu avais été là!
- Maman, tout va bien. No stress.
2 commentaires:
Wo-Wo-Wo, elles sont EXCELLENTES tes photos du Salar d'Uyuni !!!
Hello,
Oui, nous l'avons reçu avec un choli instrument de musique! MERKI
Merci pour ta carte de voeux très... poétique...
Profite bien, tu nous donnes TRES envie de voyager !
Biz
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